Connaissez-vous les otaku ?

Certaines personnes de mon entourage qui viennent régulièrement sur le site du Potager enchanté, mais ne sont pas forcément très habitués aux mangas m’ont fait remarquer qu’ils auraient aimé quelques précisions sur certains termes spécifiques.

De plus, certaines appellations font l’objet d’une confusion ou d’une déformation de sens lors du passage de la langue japonaise à l’usage courant que l’on en fait chez nous.

Le mot “otaku” est un des exemples les plus parlants.

En France, on s’enorgueuillit de faire partie des otaku, comme le prouve le très grand nombre d’associations, autour du manga ou du cosplay principalement, qui l’arbore jusque dans leur nom. Alors qu’au Japon, on se cache, on nie faire partie de ces personnes qui donnent l’image d’individus monomaniaques restant cloîtrés chez eux.

Chez nous, “être otaku”, c’est en quelque sorte faire partie d’une communauté d’initiés. On se reconnaît entre amateurs de manga, d’animation japonaise ou de jeux vidéo. L’otaku est une sorte de spécialiste qui connaît son sujet sur le bout des doigts, ou qui veut le faire croire…

Au Japon, le terme a une connotation péjorative et désigne une personne qui passe une partie de son temps chez elle, à se consacrer à une activité liée au manga, jeux, anime etc. comme chez nous, mais aussi à des activités différentes comme la cuisine, une collection, une passion. Ils sont souvent mal vu par le reste de la société. Vous avez peut-être lu Princess Jellyfish (si ce n’est pas fait, je vous le conseille) où l’héroïne principale est complètement fan de méduses, une de ses acolytes de train, une troisième se passionne pour le roman Les trois royaumes. Ces filles sont considérées comme des otaku, et vivent ensemble, un peu à l’écart de la société.

Cependant, même au Japon, ce terme est en train d’évoluer. Notamment grâce à des publications qui traitent le sujet de manière humoristique. Comme Genshiken qui raconte les aventures du club d’étude de la culture visuelle moderne. Derrière ce nom pompeux, se cache en fait un club d’otaku.

Densha otoko qui a été décliné en manga (2 différents si mes souvenirs sont bons), film, anime et série télévisée est un vrai succès et narre l’histoire d’un jeune homme qui sauve une jolie jeune fille d’un ivrogne dans un train. S’en suit une discussion qui passionne le pays entier sur un forum.

Otaku girl raconte lui, en sept tomes, l’histoire d’une fujoshi (littéralement “fille pourrie” c’est un terme péjoratif désignant, à l’origine, le public féminin fan de yaoi, manga et anime mettant en scène une relation amoureuse entre personnages masculins).

Dans Love stage, Sena ne rêve que d’une chose, devenir mangaka et dessine (horriblement) un doujin sur son héroïne préférée.

Dans Ma copine est fan de yaoi, le héros tombe amoureux d’une otakette (francisation au féminin de otaku).

 
 
 

En ce qui concerne les anime, sur Crunchyroll, vous pouvez regarder les 2 saisons de Danna ga Nani wo Itteiru ka Wakaranai Ken qui raconte le quotidien d’un couple dont le mari est l’exemple même d’un otaku, passant ses journée devant des jeux vidéos pendant que sa femme se désespère un peu.

Toujours sur la même plateforme, Fudanshi Kōkō Seikatsu qui raconte l’histoire d’un lycéen qui aime lire du yaoi, ce qui est assez étonnant. Grâce à cette passion, il se fait une super copine.

Pour terminer avec les anime, ajoutons Yowamushi Pedal. Dans le premier épisode, nous faisons la connaissance du héros, Sakamichi Onada sur son vieux vélo en route pour Akihabara. Il est tellement motivé par la nouvelle figurine de son héroïne préférée qu’il tient tête sans le vouloir à un des membres de l’équipe de cyclisme du lycée.


Voilà ce sont les exemples qui me sont venus à l’esprit. Mais il y en a certainement plein d’autres ! Si vous avez des conseils de lecture, n’hésitez surtout pas ! Nous somme toujours preneuses.

Vous pourrez nous proposer vos idées en live le week-end prochain à Strasbourg où nous serons pour le salon Japan Addict Z 3 !

Midori

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