Japan expo fever

paris

Encore une année de passée, et une nouvelle édition de Japan expo derrière nous.

Après la dernière ligne droite de juin durant laquelle j’ai stressé (et fait stresser tout le monde), nous nous sommes retrouvées fin prêtes une semaine avant la date fatidique. Même les cartes postales, que nous avions craint avoir commandé trop tard pour la convention, sont arrivées à temps !

Chidori en a profité pour s’atteler à la création d’un pote pour le Jardinier : une Carotte grandeur nature ! 1m72, d’après la mesure. Dans ce but, elle a sacrifié de précieuses heures de sommeil. Midori, quant à elle,  a mis toutes ses forces dans le découpage du carton. L’assemblage et le collage des différentes pièces se sont ensuite déroulés directement sur place, en même temps que l’installation du stand, la veille du premier jour de la Japan.

carotte Lors du montage du stand, Jéjé a positionné sa caméra en face de notre emplacement et nous a fait une petite vidéo en time lapse. Parce que nous étions beaucoup trop impatientes, la séquence débute alors que nous avions déjà mis les nappes… Mais cela reste sympa comme tout ! La prochaine fois, on essaiera d’attendre “ça tourne !!” Voilà donc ce que cela donne à l’état brut :

stand potager je 2016

Les choses sérieuses ont ensuite commencé. Bien qu’habitant en région parisienne, nous avons fait le choix de nous prendre un hôtel à côté de Villepinte. 10 minutes de trajet au lieu de 1h30 si tout va bien (entendez bouchons habituels, sans accident). C’est une dépense en plus, mais depuis que l’on fait cela, on ne termine plus la convention en mode zombie. Petit bonus, cette année, les acteurs de la websérie Noob logeaient dans le même hôtel que nous. Le grand jeu, pour moi, a donc été de compter les Noob ! J’ai pu ainsi expliquer à Chidori qui était qui, force de détails et citations à l’appui. Si j’ai joué les groupies à distance, sans me résoudre à aller les aborder, c’est pas seulement parce que je suis timide, mais aussi parce que j’ai une haute considération du droit à la vie privée de chacun (si, si).

Il paraît qu’il a fait beau et chaud pendant la convention. Nous n’avons pas vraiment eu l’occasion de le voir car nous étions directement placées sous une bouche de climatisation. Nos présentoirs flottaient au vent. Les pages des fanzines tournaient toutes seules. Les cartes de visite s’envolaient de temps en temps. Nous étions frigorifiées. Il suffisait pourtant de faire 10 mètres pour avoir plus chaud. Quelques mètres de plus, et c’était la fournaise. Je suis tombée rapidement malade, alors que c’est pourtant Midori qui est le plus restée sur le stand.

Enfin, sauf quand il y a eu Psycho le Cému. Car dès que leur présence a été annoncée, elle a été catégorique : elle irait au concert. Peu importe quand, peu importe comment, elle y serait. Il n’y avait pas à discuter ! Du coup, on ne savait pas comment faire le samedi car nous voulions toutes y aller. Un petit coup d’oeil au programme du jeudi nous a rassuré ! Il y avait un premier concert l’après-midi même. Je me suis donc retrouvée seule sur le stand, pendant que Midori, Chidori et So_P sont allées s’amuser. Cela a duré 2h30. Pas que leur concert, mais toute leur ballade… Et j’ai vu une Midori revenir avec le sourire jusqu’aux oreilles, en parlant à toute vitesse “cétètrobiencétètrobiencétètrobien”. Il m’a fallu un peu de temps pour comprendre qu’elle disait “c’était trop bien”. Après les avoir vu le samedi, et malgré quelques difficultés techniques (micros qui ne fonctionnent pas et costume qui tombe dans les yeux), je ne peux que confirmer. Que vous aimiez ou non les groupes japonais, je ne peux que vous conseiller d’aller voir leurs clips tout simplement déments. Elle est également tombée sur eux en pleine “dance lesson” le dimanche. Elle était contente !

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J’ai eu le droit aux Noob, Midori à Psycho le Cému. Chidori a eu son aventure aussi. Comme tous les ans, armée de son nuancier de feutres Copic, elle s’est rendue sur un des stands proposant ces produits. Chaque année, elle se retrouve à traumatiser sans le vouloir le jeune vendeur malencontreusement présent à son arrivée. Cette fois-ci, la vendeuse a été impressionnée, sans plus. Alors que Chidori passait en revue les couleurs manquantes sur son nuancier des bleus, elle a fait remarquer qu’une couleur virait au rose avec le temps. D’ailleurs, il y avait un autre numéro avec le même problème… La vendeuse a été chercher son patron, qui a regardé le palette, posé des questions à Chidori et lui a dit :

           –       Ça tombe bien ! Nous avons l’équipe de Copic, venue du Japon.

Et voilà que débarque un monsieur japonais. Il s’entretient un peu avec le boss, et lui dit d’offrir à Chidori deux feutres en remplacement des couleurs posant problème . Puis il s’excuse, précisant que la satisfaction est très importante pour son entreprise. Il a posé ensuite quelques questions sur l’activité de Chidori d’abord (professionnelle ou amateure), puis sur le salon, et enfin sur la place du manga en France (si beaucoup de gens dessinaient selon ce style, s’il y avait d’autres conventions). J’ai montré à la vendeuse une photo de la collection de feutres, et elle s’est empressée de la montrer au Japonais. Après un échange en bonne et due forme de cartes de visite, nous sommes reparties, Chidori, réalisant alors qu’elle venait de discuter avec le vice-président des ventes internationales de Copic. Elle en a oublié de d’acheter ses feutres manquants ! Je crois que c’est la première Japan expo où elle n’achète rien chez eux !

Que dire ensuite de tous ces gens que nous avons vu venir chercher le dernier volume de Des étoiles plein yeux, car ils avaient lu les précédents et voulaient savoir la suite ? Ou encore de tous ceux que nous accompagnent depuis des années maintenant ? Ou encore les amis et la famille qui nous soutiennent depuis tant de temps ? Un simple merci semble tellement banal pour exprimer ce que l’on ressent. Nous espérons que nos histoires, notre univers, continuera à vous plaire encore longtemps. Nous ne sommes en tout cas pas prêtes de nous arrêter.

Cette Japan expo fut à la hauteur des précédentes, malgré la ventilation, l’oubli de toutes les boucles d’oreilles grues, le public moins nombreux que les autres années (la faute au prix exorbitant de l’entrée du samedi, aux vacances, à l’Euro, aux attentats). Et tout ça grâce à vous, à votre gentillesse, à votre bonne humeur, à vos encouragements.

Merci.

Pour tout ceux qui n’ont pas pu passer ou qui ont des regrets, la boutique est ouverte et tout est à -20% jusqu’au 31 juillet, grâce au code promo JE2016.

Les premiers volumes Des étoiles plein les yeux et Des chroniques du Potager sont disponibles gratuitement en ligne si vous désirez les découvrir. Le dessin s’est amélioré depuis, et chaque numéro s’est étoffé.

Sur ce, on vous donne rendez-vous lors de la prochaine Japan expo ! (Et bien avant, on vous dit ça dès qu’on a les dates !)

blue nett

Ladilae

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