Le Kodawari ramen : une rue japonaise en plein Paris

Étiez-vous comme moi ? Au tout début, bien avant que je commence à ne m’intéresser d’un peu plus près au Japon, dans mon esprit, la cuisine japonaise était limitée au sushi et au maki. Bref, au poisson cru. Pour beaucoup de gens autour de moi, cela l’est toujours. Alors que, même si c’est bon, je préfère les autres plats. Donburi, tonkatsu, ramen, curry, okonomiyaki, il y a toute une ribambelle de menus à découvrir, autre que le sushi.

Si vous voulez manger japonais à Paris, la rue par excellence est la rue Sainte-Anne. Les petits restaurants s’y succèdent et vous y trouverez autre chose que du poisson cru. Il y a quelques temps, dans un précédent article, nous vous parlions d’un petit établissement spécialisé dans les brochettes : le Yasube. 

Cette fois-ci, nous nous sommes éloignées de la rue Sainte-Anne, à la découverte d’un restaurant qui, aux dires des gens, servait des ramen dans un décors de ruelle tokyoïte. des années 60. Les ramens font partie de ces plats japonais dont j’ignorais l’existence il y a encore une dizaine d’années. A cette époque, le Japon était synonyme de manga, d’animés et de sushis (alors que je n’étais consommatrice d’aucun des trois).

Depuis, mon univers s’est considérablement élargi, je vous rassure !

Mais revenons à nos ramen. A la base, ce plat est chinois. Et oui, c’est un seigneur japonais qui a découvert ce plat en Chine au 17ème siècle. Mais il faut attendre le début du 20ème siècle pour voir des restaurants de ramen se développer à travers l’archipel. Aujourd’hui, chaque région a sa propre recette.

C’est bien beau tout ça, mais qu’est-ce que c’est exactement que ces ramens ?

C’est un plat de nouilles servies dans un grand bol de bouillon, avec divers accompagnements et assaisonnements. Il y a quatres “familles” de ramen en fonction du type de bouillon :

  • shoyu ramen : bouillon à base de sauce soja
  • tonkotsu ramen : bouillon à base d’os de porc
  • shio ramen : bouillon à base de sel
  • miso ramen : bouillon à base de miso.

Le plat est souvent accompagné de légumes ou de viandes (porc ou poulet) ainsi que d’un oeuf mollet.

J’espère que vous salivez, parce que moi, oui. Surtout que vous pouvez déguster de très bons ramens à Paris ! Au Kodawari Ramen.

Pour cela, il suffit de prendre le métro et sortir à Odéon. Le restaurant se situe rue Mazarine. Il est facile à repérer : c’est généralement celui où il y a une file d’attente. Car ils ont poussé la reconstitution jusqu’au bout : ici pas de réservation. Du coup, quand on est arrivé, un peu avant l’ouverture, il y avait déjà du monde qui attendait ! Et sous la pluie.

A 19h, tout s’est passé très vite. Les serveurs étaient nombreux pour un si petit espace. Si vite, que c’en est presque dommage car nous n’avons pas le temps de vraiment admirer le décors. Une minute, nous sommes sur un trottoir parisien, puis la minute suivante, nous suivons une serveuse le long d’un interminable bar d’une ruelle japonaise.

 
 
 

On nous a ensuite installé à une table composée d’une planche de bois posée sur des caisses de bouteilles.

C’était étroit et de l’enka s’échappait des hauts-parleurs. Autour de nous, il y avait des lampions, des affiches, de la signalisation. Tout en japonais ! Il y avait même une plaque d’égout au sol.

La décoration était vraiment géniale.

 
 
 


Sur la carte, on nous proposait quatre type de ramen différents, avec des suppléments. J’ai été la seule à prendre le shoyu ramen (voir photo plus-haut), alors que mes comparses se sont laissés tenter par le ramen au sésame noir.

Chidori a même pris la sauce épicée à la recette secrète ! Le repas tel quel est servi sans œuf. Sauf qu’un ramen sans œuf… c’est un demi-ramen. Donc on l’a tous pris en supplément. C’était presque la seule critique que nous aurions : le ramen seul n’est pas donné, sans attendre un prix excessif. Mais avec tous les suppléments à 2 euros, la note peut vite grimper.

Quoiqu’il en soit, nous étions là pour tester et nous n’avons pas été déçu ! Le ramen était très bon. La portion était un peu grosse pour certains, trop petite pour d’autres. Les plus gros mangeurs peuvent ajouter un supplément de pâtes s’ils veulent être sûre d’avoir leur comptant.

En plus des ramens, ils proposent un apéritif et un dessert à découvrir le jour même. Ce soir-là, Midori s’est laissé tenter par un mojito version japonaise, c’est-à-dire avec yuzu et saké. Chidori a plutôt penché pour le dessert, qui était une crème chantilly au sésame blanc, parfumée au poivre Sancho, avec un croquant d’amandes et de spéculoos au beurre salé.

 
 

J’avais entendu dire qu’ils possédaient également des vrais toilettes japonaises ! Je devais absolument tester cela !  Du coup, je suis montée à l’étage. J’y ai découvert une deuxième salle, qui faisait un peu plus restaurant traditionnel, avec des vraies chaises et des vraies tables. En arrivant à l’étage, il y avait un petit hall d’attente, avec deux chaises entouraient un ancien téléphone japonais !!

Puis, le sésame ! Les toilettes ! Des vraies japonaises avec toutes les options… mais malheureusement, ce n’était que pour la déco. Mais impossible de les faire fonctionner ! Quelle déception !

 
 

Alors je suis redescendue et nous n’avons pas traîné. Dehors, malgré la pluie et l’heure, les gens faisaient la queue, attendant qu’une table se libère. Nous avons quitté la ruelle de Tokyo pour Paris, ravis de notre dîner.

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