Le Potager enchanté à la conquête du Sud

Toujours à la recherche de nouveaux salons, nous avons décidé de participer à la Japan Expo Sud et d’en profiter pour visiter la jolie ville de Marseille.

Une nouvelle convention, c’est toujours assez grisant, surtout quand c’est en dehors de notre zone géographique habituelle. Nous ne connaissons pas le public, ne savons pas si notre univers va plaire, qui nous allons croiser sur les autres stand ou encore dans quelles conditions nous allons passer ces quelques jours. Allons-nous mourir de froid ? De chaud ? Allons-nous devoir attendre trois heures pour acheter à déjeuner ?

Nous avons donc rempli nos valises, et quitte à visiter le Sud, autant en profiter quelques jours. Nous avions plusieurs angoisses. La première était de savoir comment nous allions transporter nos bagages dans le train sans nous ruiner le dos. La deuxième était que le dimanche soir, le stade Vélodrome (à quelques mètres du Parc Chanot, où avait lieu la convention) accueillait un match PSG-OM. Une véritable aventure !

Pour la première partie, nous avons souffert. Entre les affaires pour le stand et les nôtres pour un séjour d’une semaine, nous transportions plus d’une trentaine de kilos chacune. Heureusement, arrivées à la gare de Marseille Saint Charles, le trajet en métro jusqu’à la convention (et notre hôtel) était direct. Nous avons monté le stand dès le jeudi après-midi. Avec l’expérience, il nous a suffit d’une heure et demi. Après, nous sommes parties à l’aventure (comprenez que nous avons dégainé smartphone et batterie de secours et sommes partie à la chasse aux Pokémons).

Et oui, on ne vous le cache pas : nous jouons toutes les trois à Pokémon Go et ce voyage était l’occasion de faire le plein de nouvelles petites bestioles, peu de temps après l’arrivée de la 2G. Nous avons passé l’après-midi à nous promener tout en chassant. Ainsi nous avons pu profiter de la mer, et nous avons visité le parc Borély avant de rentrer à l’hôtel pour se reposer.

Le lendemain, nous avons pu savourer la proximité de l’hôtel et du parc Chanot. Après seulement une petite dizaine de minutes à pied, nous étions sur notre stand. Nous avons retrouvé le Yum Yum Studio, qui partageait un stand avec EnTravo et Moemai. On ne sentait donc pas dépaysé ! La convention était sur deux halls non communicants (il fallait sortir de l’un pour avoir accès à l’autre).

Elle était donc de taille un peu plus humaine que la Japan Expo de Villepinte. Ils avaient plutôt bien équilibré la convention entre le côté marchand et le côté culturel.

décors d’un jardin japonais recréé pendant la Japan Expo Sud

une allée de la Japan Expo Sud

Après, cela restait un hangar. Donc à partir de 10h30, ils coupaient tous les chauffages. En plein mois de février, le résultat était très simple : nous pouvions sentir la température chuter et nous avons passé une partie de notre temps à grelotter dans nos manteaux. Je crois que mourir de froid est une règle universelle des conventions. Ça, c’était pour le côté matériel de la convention.

Parlons un peu du côté humain. C’était chouette ! Nous avons fait de belles rencontres, avec d’autres exposants mais surtout avec le public qui nous a réservé un accueil très chaleureux. Nous avons même reçu notre premier fanart ! Et ça, ça nous a fait super vachement méga plaisir (oui oui, tout ça !).

1er fanart, dessiné par Lucas

Chidori a dépensé ses sous (bien sûr !) mais elle a également bien carburé et enchaîné les dédicaces (surtout le samedi). Vous pouvez les retrouver dans la partie réservée de la galerie.  Elle a discuté dessin et plusieurs personnes lui ont demandé son avis sur leurs propres travaux. En plus d’être gratifiant, cela nous a permis de faire de très belles découvertes.

Chidori Kazutaka en pleine session de dédicaces à la Japan Expo sud

Et puis, il y a eu le dimanche soir. Dernier jour de la convention. Nous avons l’habitude de voir certains exposants ranger un peu avant la fin du salon. Après trois jours, nous sommes tous fatigués et nous avons hâte de rentrer au calme pour nous reposer. Alors quand les allées commencent à se vider, nous nous disons qu’on peut bien commencer à remballer. Et bien là, alors que les allées n’étaient pas si vides que cela, les exposants ont commencé à remballer assez tôt (surtout que la convention terminait à 18h). Nous avons fait pareil et à 18h15, nous étions dehors.

le stade vélodrome, de nuit

Sauf que les rues de Marseille n’avaient rien à voir avec ce que nous avions connu les trois derniers jours. Elles grouillaient de monde ! Encombrées par nos valises, nous avons dû nous frayer un chemin au milieu de la foule, alors qu’autour de nous, c’était un concert de klaxons. Au loin, nous pouvions entendre des détonations. Arrivées tant bien que mal au rond-point du Prado, il est devenu évident que nous ne pourrions pas rejoindre l’hôtel par-là. La seule chose que nous pouvions voir était une marée humaine, des gyrophares, et une fumée grise. Nous avons d’abord cru que c’était le résultat des feux d’artifice et des pétards mais avons très vite compris qu’il y avait surtout une bonne dose de gaz lacrymogène. Donc, non seulement, nous ne pouvions pas avancer dans cette direction, mais il fallait surtout que nous bougions vite parce que l’air était assez désagréable.

Ni une ni deux, nous nous sommes frayées un chemin dans la cohue afin de nous éloigner et de réfléchir à une stratégie au calme. Notre chasse du premier jour nous avait permis de repérer le quartier et nous avons décidé de remonter par des rues parallèles jusqu’à dépasser le stade et l’hôtel afin de rejoindre celui-ci par derrière.

Nous avons fait un petit arrêt pour acheter des pizzas. Il était hors de question de ressortir à la recherche d’un restaurant ! Le trajet qui nous prenait habituellement dix minutes nous en a pris au moins cinquantes. Une fois à l’abri dans notre chambre, assises en tailleur par terre, nos boîtes de pizza posées sur une valise qui servait de table basse et nos gobelets en plastique plein d’umeshu, nous avons pu dire à voix haute tout le mal que nous pensions de ces footeux ultras décérébrés qui, pour s’échauffer, ne trouvaient rien de mieux à faire que de casser des forces de l’ordre et les infrastructures de leur propre ville.

Enfin, c’était une expérience à vivre !

Nous avons profité des deux jours suivants pour jouer les touristes, sous la pluie ! Nous qui avions espéré profiter de la douceur du Sud, c’était raté. Pourtant nous avons affronté les éléments pour découvrir Marseille. Après un petit tour sur le Vieux port, nous avons pris le petit train pour monter jusqu’à Notre Dame de la Garde. Un conseil : évitez le lundi pour jouer les touristes. Les boutiques sont très souvent fermées. Nous avons fini la journée au Mucem, chose très rare de notre part. Nous préférons le shopping aux musées.

Le lendemain, nous avons déambulé dans les quartiers de Noailles et de Notre Dame du Mont où nous avons pu admirer les oeuvres de street art, avant de retourner du côté du Vieux port dépenser nos sous dans les boutiques que nous avions repérées.

Nous avons aussi très bien mangé (même beaucoup trop). Si d’aventure, vous passez par Marseille, on vous conseille quelques adresses :

Le Comptoir corse : un petit restaurant aux spécialités corses, à l’accueil chaleureux et aux assiettes bien garnies. Un petit conseil : pensez à réserver !

L’éléphant rose à pois blancs : avec leurs gaufres, crêpes et glaces maisons, leur mascotte rigolote et leur sourire, on ne peut que vous recommander d’aller y faire un tour. N’hésitez pas à demander aux propriétaires des conseils sur le quartier, ils vous indiqueront les bonnes adresses !

Le Bar Bû : si vous avez envie d’un burger, foncez. Dans un style industriel, avec des messiers sympas et barbus aux commandes, laissez-vous tenter par la carte alléchante. Qui de Chuck Norris, Gérard Jugnot ou Capitaine Haddock obtiendra vos faveurs ? (Pour ceux qui voudraient autre chose que des burgers, c’est possible ! Tapas, Fish and chips et autres sont disponibles).

Nous vous donnons maintenant rendez-vous à la fin du mois pour Paris Manga ! En attendant, n’hésitez pas à nous laisser vos avis en commentaire ou à nous conseiller de nouvelles conventions !

Ladilae

 

 

Les commentaires sont clos.