Les neko café par Midori (commentée par Ladilae)

Cernée par deux adoratrices forcenées de toutes les races félines, après avoir parcouru les rues et cimetières de Tokyo, Kyoto et Hiroshima à la recherche de chats, j’avais déjà dû faire l’expérience des neko café tokyoïtes.

Précisons pour les amoureux de matous que même dans le fameux quartier de Yanaka, on voit beaucoup de chats, en peluche, sur des tasses, des serviettes et sur des panneaux, mais des bien réels en chair et en os, pas vraiment.

Ladilae : je dois avouer que Yanaka était décevant… Je m’attendais à trouver des chats partout, comme dans le manga. En fait, non. Heureusement, on en a vu ailleurs !

Notre première expérience a été très étrange… C’était il me semble au dernier étage d’un Tokyu hands ou d’un magasin du même style. Tout en haut se trouvait un étage réservé à nos amies les bêtes et dans un espace fermé, ce qu’on a compris être un neko café. Une fois les droits d’entrée réglés et nos mains dument nettoyées à la lotion désinfectante, nous sommes rentrées dans une grande pièce remplie d’arbres à chat, de petites maisons où les minous avaient leurs appartements, des espaces en hauteur d’où ils pouvaient nous narguer, bref, un paradis pour les chats et pour mes deux acolytes (je ne me souviens plus si Jéjé étaient avec nous pour cette découverte époustoufflante).

Ladilae : Non, il nous avait abandonné il me semble. Je ne me souviens que de toi, attendant patiemment qu’on se lasse. Comme si on pouvait….

Il y avait énormément de monde, des adultes, des enfants, comme si c’était le passage obligé quand on visitait le bâtiment. Pas mal de mistigris aussi, mais franchement, courir après, moi, ça me tentait moyen. Je me suis assise dans un coin et j’ai attendu que ça se passe… Et même pas une machine à café ou un distributeur.

Neko café Tojyo

Ladilae : Il faisait hyper chaud ! Etouffant, presque. Il fallait se battre pour réussir à s’approcher d’un chat tellement il y avait de monde. Au final, cela ne détendait pas vraiment. Ce n’était pas vraiment l’idée que je m’étais faite d’un neko-café. Notre seconde expérience non plus d’ailleurs…

Notre seconde expérience fut encore plus déconcertante. Nous avions vu à l’auberge qu’il y avait un neko café dans le quartier. Mais, pas facile de se repérer à Tokyo. Nous avons essayé d’ouvrir les yeux pour le dénicher plusieurs jours avant de vraiment partir en quête. Et en levant le nez, nous avons fini par remarquer sur les fenêtres d’un immeuble des posters de chats. Ni une, ni deux, nous voilà partis, prenant un petit ascenseur et montant vers le 3eme où 4eme étage.

Nous sommes sortis sur un palier minuscule où nous avons, comme il se doit au Japon, laissé nos chaussures, pour enfiler des pantoufles à l’effigie des félins que nous venions voir avant de rentrer dans un tout petit appartement où vivait une dame et ses 16 chats (variable changeante selon les animaux qui trouvaient une famille d’accueil). Notre hôte (payant) nous a proposé de prendre place sur le canapé ou une des chaises mises à disposition et de tenter les Raminagrobis avec des croquettes qu’elle proposait à la vente. Elle avait également dans un coin de la pièce un petit frigo et une bouilloire pour le thé ou le café, que l’on pouvait également acheter.

Dans cette petite pièce, nous avons croisé un couple d’ado venu câliner les minets, une touriste et quelques habitués. Tout dans le studio était dédié au chat, même le papier toilette portait les couleurs d’Hello Kitty. Une fois encore, Chidori est allé à la rencontre des animaux de façon insistante et a découvert une drôle de manière de caresser les Rominets. Ladilae a fait semblant d’avoir un peu plus de retenue, mais personne n’a été dupe.

Ladilae *offusquée* : J’ai plus de retenue ! Cet endroit était assez étrange, surtout que la dame vivait là, au milieu de ces chats, dans cet endroit minuscule. Elle recueillait les chats et leur trouvait un foyer, mais onze d’entre eux étaient à elle. Cela sentait assez fort, même pour moi qui suis une habituée.

Neko café Tokyo

Neko café Tokyo

 

Finalement, plus d’un an après ces expériences je me suis laissée convaincre par une virée au Chat Mallow café à Paris sous le prétexte (fallacieux) d’un après-midi à travailler sur le scénario en cours de Des étoiles plein les yeux.

Ladilae : Chidori a un peu quand même travailler, entre deux papouilles.

Dès l’arrivée, toujours la même s’est précipitée pour mettre son nez sur la vitrine.

Ladilae : Ce n’était pas moi ! Preuve que j’ai plus de retenue !

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Mis à part la présence de chats, de jouets et de quelques arbres à chats, on peut dire que ça ressemble plus à un café que tout ce qu’on avait visité dans le genre avant. En plus cher… Au Japon, on paye au temps passé sur place, et les consommations sont à des tarifs très raisonnables. En France, je ne suis pas certaine que les gens soient prêts à payer leur demi-heure passée avec les chasseurs de souris, et donc préfère payer leur café plus cher. Ce n’est pas non plus hors de prix. On avait déjà décidé de passer l’après-midi là-bas, nous étions donc prêtes à dépenser nos sous (Ladilae a même acheté une bague chat en sortant). Café viennois, diabolos, glaces, milkshake, fondant et même plateau de charcuterie, la carte offre un grand choix avec en général le nom d’un des chats de la maison qui est associé au produit.

J’étais assise confortablement, j’avais à boire, à manger, le wifi, un chat qui dormait bien caché au fond d’un panier sur notre table, les autres pas embêtant, à part un qui a essayé de chouré le chocolat de Paques de Ladilae.

Ladilae : C’est Chaun qui a essayé de me piquer mon chocolat ! Non mais, il n’y a pas idée !

Et après un bon moment passé à papouiller les greffiers, on a même travaillé !

Et là, je crois que j’ai utilisé tous les synonymes que je pouvais pour parler des chatons.

 

 

Yoda, le sphynx

Yoda, le sphynx

Les chats du Chat Mallow

Les chat du Chat Mallow

Jessie

Jessi

Je prends la suite parce qu’on voit bien que ce n’est pas une adoratrice de chats ! Tout un article, sans vraiment parler des stars : les félidés. Des trois expériences, étrangement, c’est la parisienne qui s’est le plus rapprochée de l’idée que je me faisais d’un Neko café. Des chats partout, des tables, des cafés et une ambiance détendue où les gens n’ont pas peur de s’adresser la parole.

Nos amis les félins étant ce qu’ils sont, ils ont en grande partie dormi ! Et la premier règle à respecter était : on ne réveille pas un chat qui dort. Alors on regardait autour de nous à l’affut d’un mouvement.

Dès le début, Chidori a attrapé un jouet et a fait ami-amie avec Jade, très joueur. Elle a aussi essayé avec Mimi, sans grand succès. Des étagères fixées au mur, en hauteur, permettaient aux chats de se reposer à distance de ces drôles de bipèdes qui poussent des cris en les voyant. Juste au-dessus de nous, nous avions Alpha, qui dormait quand nous sommes arrivées à 15h, et qui a daigné se lever et changer d’étagère quand nous sommes parties vers 19h. Dur dur la vie de chat.

Il y avait Chaun, un sacré matou qui aimait bien enquiquiner son monde.

Et puis plein d’autres : Doudou, Mimi, Simba, Lourse, Jericho (une grosse peluche blanche aux yeux vairons), Jessie (qui squattait sur notre table), Yuki et d’autres. Un chat notamment attisait la curiosité : Yoda, un sphinx de cinq ans et demi. Un chat sans poil. Un petit embonpoint et l’absence de pelage (sans moustaches non plus !) n’est pas vraiment un gage de beauté, mais le chat était très gentil et sa particularité le plaçait sous les feux de la rampe. Au toucher, il avait un fin duvet et l’absence de pelage faisait qu’on le sentait tout chaud (la température corporelle d’un chat est plus élevée que la notre).

Nous sommes restées près de quatre heures, et il est vrai que les consommations ne sont pas données. Mais quand on pense aux frais que l’établissement doit avoir, c’est plutôt normal. Certains clients restaient juste le temps de siroter leur boisson, d’autres, comme nous, y passaient une partie de l’après-midi. Les employées étaient très sympathiques et n’hésitaient pas à répondre à nos questions et à nous expliquer comment l’endroit fonctionnait. D’ailleurs l’espace était très propre, sans aucune mauvaise odeur. Il faisait un peu chaud, surtout quand l’établissement était plein. Je ne sais pas pour Midori, mais je n’ai pas vu le temps passé, occupée que j’étais à regarder les chats ou à dire à Chidori de dessiner.

C’était une bonne expérience que je renouvellerais volontiers et que je conseille à tous les amoureux des chats (ou même les simples curieux).

2 Commentaires

  1. Quatre heures ! Outche ! Eh bien finalement je regrette moins d’avoir été bloquée par des obligations familiales ! Le principal c’est que les accros aux félidés y aient apparemment nagé dans la félicité !

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