Lycée et mangas : un duo qui fonctionne !

Cette année, nous avons eu la chance de collaborer avec le club manga du lycée Michelet, à Vanves. C’était la première année de ce club, créé par Alicia, élève-documentaliste. Bien qu’appelé Club manga, elle y parlait de civilisation japonaise en général, et les a même initiés au japonais.

Les élèves, une petite quinzaine, ont pu participer à la quatorzième édition du prix Mangawa, un prix ouvert aux collèges, lycées et bibliothèques françaises. Les objectifs sont multiples, et je vous conseille d’aller sur leur site pour en apprendre plus. Quoi qu’il en soit, une quinzaine de mangas sont en compétition, dans trois catégories : shonen, shojo et seinen. Cette année, les lauréats ont été :

Catégorie Shonen : ReLIFE, de YAYOI Sou, chez Ki-oon

Catégorie shojo : Shuriken & pleats, de HINO Matsuri, chez Panini

Catégorie seinen : Les enfants de la baleine, de UMEDA Abi, chez Glénat

Quel était notre rôle dans tout cela, me demanderez-vous ? Nous apportions un côté un peu plus pratique en permettant aux élèves de créer eux-mêmes leur propre manga.

Nous avons donc eu l’occasion de nous réunir pendant trois séances et de partager notre expérience avec des élèves hyper motivés. Nous y sommes donc allées, les bras chargés d’échantillon de trames, de livres de poses, de feutres à alcool, de feuilles pour manga, d’un magazine de prépublication et de tous les outils nécessaires (crayons à papier, feutres, gommes, cutter, couteau de précision, pince,etc.). La totale quoi.

La première séance fut un échange entre nous et le groupe, un partage d’expériences. Certains parmi eux dessinaient déjà très bien, maîtrisaient déjà les feutres à alcool. D’autres avaient déjà fait plusieurs voyage au Japon. Il y avait de quoi échanger et nous avons largement dépassé l’heure convenue.

Nous sommes ensuite revenues pour deux séances un peu plus pratiques. Faire un manga, même quelques pages, demandent beaucoup de temps. Or, nous avions deux heures devant nous. Autant dire, pas assez. Nous avons donc décidé de nous pencher sur un style particulier de manga : le yonkoma. Nous vous en avions déjà parlé dans un article précédent. Le format était idéal pour boucler un projet pendant le temps imparti.

Les élèves étaient libres. Ils se sont mis par groupe et ont commencé assez rapidement à travailler. Il n’a pas fallu les pousser. Au contraire, très vite, nous étions même complètement inutiles ! Nous passions entre les tables pour voir leur avancée. Les idées étaient bonnes, le travail organisé. Ils savaient où ils allaient. Chidori a pu apporter ses conseils ici et là, alors que Midori et moi étions plus en retrait. Les élèves étaient autonomes, et Chidori étant la seule à savoir dessiner, c’était vraiment elle qui était aux commandes et nous qui étions ses assistantes.

Nous avons proposé aux élèves de publier leurs travaux sur le site s’ils le souhaitaient. Voici donc le résultat de ces mangaka en herbe :

Jeune fille aux cheveux bleus d’Alice Bourgine

Le monstre et la petite fille de Daniel Recko, Esther Lamassoure et Valentin Miralles

Cuisine ratée de Mina Gandjee, Cassandre Filiol-André, et Mégan Méténier

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