Petit retour sur la Yaoi Yuri con 4

Au Potager, nous avons deux temps forts dans l’année : la Japan expo et la Yaoi Yuri con. A ces occasions, nous ou essayons de sortir nos nouveaux fanzines. Nous avions pris du retard… Puis, une fois le rythme retrouvé, l’imagination débordante de notre mangaka a été telle, qu’il a été impossible de boucler les Chroniques 4 en temps et en heure pour la Japan.
Notre objectif : la YYC4.

Pour cela, nous nous sommes quasiment installées chez Chidori. Après notre journée de travail, nous allions chez elle pour 4 heures supplémentaires. Nous avons passé tout notre temps libre chez elle, à tramer, à discuter des planches suivantes, du déroulement de l’histoire, du découpage. Il y a eu des changements dans l’histoire, des fous rires, des imprévus, du stress, de la fatigue, et le soulagement d’avoir terminé, la satisfaction de tenir le produit fini en mains. Et on se dit « plus jamais ça », comme à chaque fois, tout en sachant pertinemment que la prochaine fois ressemblera très certainement à celle-là.

 


En tout cas, nous sommes arrivées à la YYC4 à 4, avec les Chroniques du potager 4 (chiffre symbolique ?). Même hôtel, même lieu de convention, mêmes copains (en vrac et de manière non exhaustive SqueeMag, Shali, Sectumsempra, Cloverdoe,…), on était un peu en terrain conquis ! Nous avions eu quelques réticences en découvrant le lieu, ayant eu d’assez mauvais souvenirs de notre dernier passage au Cirque imagine. En effet, le lieu est superbe et atypique mais peu pratique pour les exposants (voir le billet sur la YYC3).

Nous n’avions pas le même emplacement, et heureusement. L’absence de notre voisine Cloverdoe le dimanche (et Midori qui avait attendu pour acheter son Boys land attend toujours) nous a permis de gagner de l’espace, et cela nous a fait du bien, surtout vu l’ambiance survoltée.

La YYC est une convention un peu à part, fait par des passionnés pour des passionnés. Les organisateurs sont aux petits soins pour les exposants. Le public est déchaîné. Cette année, l’entrée était très surveillée pour les mineurs, et heureusement. La surenchère de poses osées et les allusions sous la ceinture étaient constantes et les prestations cosplay très chaudes. À un moment, nous nous sommes même dit que ce n’était plus vraiment de la promotion pour l’homo-romance mais bel et bien pour l’homo-érotisme. L’un semble de plus en plus étouffer l’autre.

Quoiqu’il en soit, on peut dire que ce fut une réussite, malgré quelques couacs, dont la sono vraiment trop bruyante. C’est vraiment une convention à part, loin de Paris pour une fois. Elle a été marquée par la présence de HamletMachine, semi-professionnelle américaine auteure de Starfighter, du boy’s love SF. Chidori est une (très) grande fan et était toute impressionnée. Je crois que HamletMachine ne s’attendait pas à une telle réception en France et certains produits ont été en rupture de stocks dès le samedi après-midi. Elle a pris le temps, le dernier jour, de faire le tour des stands et nous lui avons offert un artbook, qui est venu s’ajouter aux cadeaux de tous les autres exposants. Sa valise va être bien plus rempli au retour qu’à l’aller.

Cela nous permet de voir un peu ailleurs et de passer quelques jours sur place, où nous sommes toujours merveilleusement bien accueillies par David, un ami de Chidori. Il nous soutient, nous emmène dîner dans des lieux toujours étonnants (cette année, ce fut la Brasserie Georges) et nous sert de guide (toujours sous la pluie) pour découvrir Lyon de l’intérieur.
Nous sommes reparties fatiguées mais heureuses, et fin prêtes pour de nouvelles aventures !

Et un peu de pub : le tome 4 des Chroniques est dispo sur notre boutique DaWanda, ainsi que nos badges inédits.

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