Porte bonheur et amulettes japonaises

Vous qui vous intéressez à la culture japonaise, que ce soit dans les mangas, dans les romans ou bien même lors d’un voyage sur l’archipel nippon, vous avez dû vous rendre compte d’une chose, les Japonais sont des personnes superstitieuses. La superstition passe par des choses aussi étranges que les groupes sanguins ou, de manière plus classique, comme les horoscopes. Ceci explique qu’ils aient une flopée de porte-bonheurs divers et variés, et souvent esthétiques, à leur disposition pour conjurer le mauvais sort ou attirer un peu la bonne fortune.  

On peut parler tout d’abord du célèbre Manekineko. Cette sculpture d’un félin la patte levée, parfois avec une pièce d’or, est souvent présente dans les commerces puisqu’elle est censée attirer les client et donc, la fortune. Par extension, on la trouve aussi dans les foyers où elle peut se présenter sous la forme d’une tirelire. J’en possède une version miniature toute mignonne, que l’on m’a recommandé de mettre dans mon porte-monnaie. Je n’ai pas remarqué pour l’instant qu’il était plus garni qu’avant, mais, si j’y crois très fort, qui sait…

D’autres sont plus liées aux religions shinto et bouddhiste. En effet, dans les temples, qu’ils appartiennent à l’une ou à l’autre, on peut participer à une sorte de loterie sacrée.

En général, au Nouvel an, pour la première visite au temple de l’année, en échange de la modique somme de 100 à 200 yens, on peut avoir un Omikuji. Le principe est assez simple : on choisit dans un tube en bambou, au hasard, une baguette sur laquelle est inscrit un numéro. Ce numéro correspond à un tiroir où l’on trouve une bandelette de papier sur lequel est noté une prédiction.

Celle-ci va de la très grande bénédiction (chance assez rare) à la grande malédiction, en passant par un certain nombre de niveau de chance. Si le présage est bon, il suffit de garder sur soi la prédiction. Si au contraire, il est mauvais, il faut alors l’accrocher à un arbre présent dans la cour du temple pour conjurer le sort.

En réalité, les porte-bonheurs qui m’intéressent le plus en ce moment, ce sont les Omamori. Le nom de ces amulettes vient du verbe mamoru qui veut dire protéger. Il en existe toutes sortes. Certains sont des génériques, d’autres particuliers pour la réussite à un examen, un accouchement facile, la bonne santé etc. Certains peuvent s’offrir, et d’autre non. En général, on achète son amulette. Il faut la garder sur soi, accroché à un sac par exemple et surtout ne pas l’ouvrir. Ce sont des petits sachets de tissus à l’intérieur desquels il y a une prière écrite sur une feuille de papier ou bien une planchette de bois. Il est recommandé de se débarrasser des Omamori au bout d’un an (parce qu’ils perdent de leur efficacité), en les rapportant dans un temple (pas forcément celui où ils ont été achetés) où la plupart  du temps ils sont détruit par le feu.

 
 

Si je me suis intéressée particulièrement à ces porte-bonheurs, c’est parce que j’ai l’intention d’en fabriquer pour vous en offrir… Je ne pense pas avoir le temps de finaliser ce projet pour nos prochaines conventions, Manga Creil le 13 mai et Japan Addict Z le 25 et 26 mai à Strasbourg, mais je vous en reparlerai dès qu’elles seront disponibles.

Souvent, dans les mangas ou les animes, on voit des personnages aller dans les temples et acheter prédictions ou amulettes. Dans un de ceux que j’ai lu dernièrement, Happy project, un des personnages offre à un camarade une amulette qu’elle a fabriquée elle-même pour lui porter chance en amour. Et vous, avez-vous des exemples à nous proposer ?

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