Visite de l’expo Kimono, au bonheur des dames

Chidori apprend depuis plusieurs années le Japonais avec un groupe sympathique.

Lorsque sa professeure a proposé la visite de l’exposition Kimono, au bonheur des dames à son petit groupe, elle a également suggéré que les invités étaient les bienvenus.

Ladilae et moi nous sommes donc intégrées aux japonisants pour aller admirer l’exposition organisée au Musée Guimet, qui est le musée national des arts asiatiques.

C’est la maison Matsuzakaya qui prête ses pièces de collection.

Aujourd’hui, Matsuzakaya est un grand magasin très important au Japon, mais au tout départ, la maison a débuté comme petite fabrique de kimono.

L’exposition présente des kimonos de l’époque Edo à nos jours en en détaillant les évolutions, du kosode au kimono moderne.

Le mot kimono désigne au départ tous les types de vêtement. Il vient des termes kiru et mono que l’on peut traduire par “chose que l’on porte sur soi”. De nos jours, il représente l’habit traditionnel en forme de T.

Le kimono est toujours constitué de sept bandes de tissus qui seront pliées et cousues, mais jamais recoupées. Comme la coupe est immuable, les évolutions se sont essentiellement faites sur les motifs. Au début de l’exposition, sous vitrine, nous avons pu voir de très anciens catalogues de motifs.

 
 
 

Le kimono est maintenu en place par une large ceinture que l’on appelle Obi. Celui-ci est également très long, au moins trois mètres si j’en crois sensei qui nous accompagnait.

Le port du kimono s’apparente presque à un art. En tout cas, c’est un exercice difficile, que les jeunes Japonais apprennent. Il est assez compliqué de le faire seul. De plus, il existe de nombreuses façons de nouer un obi. Le kimono ne se porte pas toujours seul et peut supposer de superposer de nombreuses couches (sous-kimono, ceinture pour maintenir le kimono, obi, cordelette) dont l’un des effets est d’entraver les mouvements du corps. C’est le plus flagrant dans la démarche : les foulées sont courtes et rapides. Lors de la venue de Geisha à la Japan expo de 2016, on pouvait voir que monter les quelques marches menant à la scène n’était pas une mince affaire pour elle.

Nous connaissons les kimonos en soie, mais on utilise beaucoup d’autres types de tissus comme le lin ou la ramie. Bien que couturière à mes heures perdues, je n’avais jamais entendu parlé de ce dernier. Après quelques recherches, j’ai trouvé que la ramie est fabriqué à partir d’une variété d’ortie appelée “herbe de Chine”. Connues depuis presque 6 000 ans, mais surtout utilisées dans les contrées asiatiques, la ramie a été oubliée au profit d’autres fibres. Pourtant, elle connaît un retour en force, car elle est solide et réputée imputrescible.

L’exposition ne montrait pas que  des kimonos et des obi, et proposait aussi quelques accessoires. Nous avons pu voir un trousseau de mariage, des peignes, et des ornements de coiffures ainsi que quelques catalogues et de nombreux tableaux. La dernière salle mettait en avant des pièces de grands couturiers inspirés par les kimonos (dont une pièce de Jean-Paul Gaultier).

 
 
 
 


Nous avons terminé la soirée dans un restaurant de grillades du quartier japonais rue Sainte-Anne, le Yasube.

Le rez-de-chaussée parait un peu enfumé, mais les brochettes sont cuites sous nos yeux au charbon de bois. Heureusement pour nous, nous étions installés en sous-sol, dans un petit salon et nous n’avons pas eu à souffrir de ce léger souci. Nous n’avons eu qu’à apprécier la nourriture, excellente. Saumon ou dorade pour certains, brochettes diverses pour d’autres et également de superbes bentos pour les derniers. Soupe miso en entrée, évidemment, mais aussi de petites salades, en particulier des pousses de soja au sésame que j’ai particulièrement apprécié. Les plats étaient copieux et pour rafraîchir nos palais en fin de repas on nous a servi des quartiers d’oranges.

Si vous hésitiez, je vous conseille l’exposition Kimono, au bonheur des dames qui a lieu encore jusqu’au 22 mai, faites vite !
N’oubliez pas nos prochains rendez-vous, le samedi 13 mai, nous vous attendrons à Manga Creil, où vous pourrez aussi découvrir un espace jeux vidéos et pédaler pour alimenter votre console en électricité. Et le week end de l’ascension nous allons découvrir Strasbourg et la Japan addict  Z 3.

Les commentaires sont clos.